Le slow travel, c’est quoi ?

Le slow travel, c’est quoi ?

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Le slow travel ou le slow-tourisme nous invite à voyager plus lentement en appréciant vraiment au lieu de courir d’un endroit touristique à l’autre.

Le slow travel nous invite à prendre le temps, à apprécier ce temps qui nous est tous compté.

Dans une société où l’injonction est d’aller toujours plus vite et plus fort. 

Dans une société où on nous demande de travailler plus, plus longtemps. 

Mais aussi d’en faire plus, d’être plus productive, d’être plus compétent et compétitif,

Le slow travel nous invite à RALENTIR ! A profiter de l’instant présent, à sortir des sentiers battus, à oser explorer et à vraiment profiter d’un endroit, d’une ville, d’un territoire.

Finalement, le slow travel, c’est le luxe de prendre le temps, de s’accorder le temps, de voyager pleinement

Dans cet article, découvre ce qu’est le slow travel, mais aussi les 6 avantages. Des conseils pratiques pour appliquer le slow travel dans tes voyages ainsi que mes propres expériences de slow travel. Je partage également avec toi, comment j’adopte le slowpreneuriat dans mon quotidien d’entrepreneuse.

Note : cet article est écrit dans le cadre d’un partenariat avec Caroline, du site web Mes recettes naturelles, en relation avec la slowlife

Cela fait cependant, plusieurs mois, que l’article consacré au slow travel est dans mon calendrier éditorial, sans jamais, paradoxalement, prendre le temps de le rédiger…Mais, c’est à présent chose faite.

C’est quoi le slow travel ?

Slow travel ou slow tourisme peut être traduit en français par voyage ralenti ou voyage lent. 

C’est une méthode de voyage qui sort des sentiers battus et des injonctions à courir toujours plus vite, pour voir photographier des photos qui se retrouveront instantanément sur Instagram.

Voyager en mode slow travel permet également d’obtenir un impact plus positif sur l’environnement, mais aussi sur l’économie des populations locales.

Le slow travel, c’est faire l’éloge de la lenteur, du ralenti, du moment présent ! C’est oser prendre le temps !

Le slow travel est une manière différente de voyager qui s’inscrit dans le tourisme durable

L’origine du slow travel provient de la slow food, qui se démarque alors de toutes ces chaînes de fast food (qui ne sont ni bon pour notre santé, ni pour l’environnement)

Alors pourquoi, même lorsque nous voyageons, nous nous imposons un rythme effréné ? Ou le réveil sonne de bonne heure le matin ? Ou on termine épuisé, le soir, à 23 heures après les kilomètres avalés ?

Tu as déjà vu ?

Les personnes qui font un tour du monde, et qui visitent 25 pays en un an… Quel rythme de fou s’imposent-ils et pourquoi ?

Par peur de louper quelque chose… tout simplement. C’est ce qu’on appelle le FOMO ou Fear Of Missing Out. La peur de manquer quelque chose. Qui est l’un de nos plus puissants biais cognitifs.

La peur de rater un lieu, un pays à absolument voir, une activité sensationnelle à ne pas louper…

C’est ainsi que tu peux voir, parfois, des backpackeurs, courants dans tous les sens d’une activité à l’autre… Il ne faudrait, surtout pas, perdre de temps à contempler le temps, à ralentir, à profiter…

Le Périto Moreno – Argentine

Les 7 avantages du slow travel

Ok, ok c’est bien beau, mais je n’ai que 5 semaines de vacances par an, alors est-ce que le slow travel est pour moi ? Qu’est ce que cela m’apporte ?

C’est la raison pour laquelle, je te partage 5 avantages à pratiquer plus souvent le slow travel

1/ Arrêter de courir partout, adpoter le slow travel

Revenir au travail, en étant plus fatiguée, qu’avant de partir en vacances. On a tous connu cette sensation, moi la première. 

Quand j’étais encore salariée, j’avais la chance de pouvoir voyager dès que j’avais une semaine de congés.

Sauf que comme tous mes collègues qui avaient ce luxe, je revenais plus crevée après mes vacances qu’avant de prendre congés.

Je pensais alors avoir profité à fond de ma destination, d’avoir fait toutes les activités proposées, sauf que je passais à côté de l’essentiel. Celle de me reposer et de vraiment profiter.

Mes premiers voyages en long cours, en solo, ont alors changé la perception que j’avais du temps, des voyages, des notions de partage, de découverte, mais aussi des rencontres.

Je décidais petit à petit de sortir des sentiers battus, mais aussi de rester plus longtemps au même endroit afin de m’imprégner vraiment de l’endroit où je suis.

Cela me permet de rencontrer des locaux, de m’imprégner davantage des us et coutumes, et surtout d’arrêter de courir partout, d’une activité à l’autre.

D’arrêter le mode pilote automatique, le mode réglé sur “salariée” pour enfin arrêter de courir dans tous les sens, sans vraiment savoir où je vais.

En adoptant le slow travel, tu casses les codes. Tu prends le temps d’aller à ton rythme, au lieu de courir derrière le dernier objet brillant, derrière la dernière photo instagrammable à la mode, derrière la dernière activité à la mode sur les réseaux sociaux.

Le slow travel, c’est faire le choix de voyager autrement, en pleine conscience des choix que tu fais à chaque instant.

2/ Vivre le moment présent (et rien d’autre)

Ce temps ou la petite voix dans ta tête arrête de te parler. Celle ou tu arrêtes de penser aux tracas que tu as eu dans le passé, tout comme les futurs problèmes que tu es déjà en train d’imaginer.

Les fameux “et si” qui tournent en boucle dans ta tête.

Le pouvoir du moment présent est très à la mode aujourd’hui, avec les activités telles que la médiation ou encore le yoga.

Mais, adopter le slow travel, c’est également le luxe de vivre dans le moment présent et rien d’autre.

Admirer un coucher de soleil, rester longtemps devant un paysage à couper le souffle. S’arrêter de penser, pour juste profiter, éprouver de la gratitude pour le moment sensationnel que tu es en train de vivre.

Le slow travel permet en quelque sorte de modifier le temps et d’en profiter pleinement.

3/ Préservation de l’environnement grâce au slow travel

Cet avantage fera ravir les écolos de mon audience. En effet, adopter le slow travel, c’est moins se déplacer. 

Et qui dit déplacement, dit souvent avion, voiture, ou encore transport en commun.

Le slow travel a un véritable impact sur l’environnement.

Il ne s’agit plus de s’agiter d’un endroit à l’autre frénétiquement. Mais de prendre le temps de s’imprégner d’un lieu, d’une région, d’un pays au lieu de faire des sauts de puce dans tous les sens.

4/ S’imprégner d’un lieu, d’une région, d’un pays 

Non seulement, le slow travel, c’est réduire drastiquement son empreinte carbone, mais cela participe au développement et à l’économie locale.

En effet, en adoptant le slow travel, tu t’imprègnes d’une région, mais aussi de ses us et coutumes. Tu te laisses le temps de comprendre l’histoire. Mais aussi, de rencontrer des locaux mais aussi de toucher du doigt, leurs points de vue, leur manière de penser, et parfois même de travailler.

Tout en développant l’économie locale. Comparant un touriste et un voyageur (je ferai la distinction, qui m’est propre, au prochain paragraphe). Le touriste va au même endroit que tout le monde, fréquente les mêmes chaînes d’hôtels, de restaurant, va aux mêmes attractions pour touristes…

Cette manière de voyager ne profite qu’à une certaine économie… au plus gros…

Alors que le voyageur, qui sort des sentiers battus, qui parfois dort chez l’habitant, participe plus intensément à faire vivre les locaux… 

En achetant, par exemple, sa nourriture aux maraîchers de la région, lorsqu’il se rend sur un marché par exemple.

En se rendant dans des lieux mythiques, pas encore rendu célèbre par les réseaux sociaux.

Ou encore, en préférant déjeuner ou les locaux déjeunent au lieu de se rendre au Mcdo.

5/ De vacancier à voyageur

Ceci n’est que mon avis, je préfère le souligner en amont, avant de me faire lyncher dans les commentaires.

On sépare souvent le mot vacances, du mot voyageur, mais aussi du touriste, du backpacker. Comme si l’un était plus noble que l’autre.

Lorsque je pense aux vacances, j’imagine une plage de sable fin, avec à perte de vue des vagues, voire des rouleaux, mais surtout une étendue de plages, avec des serviettes de bain posées les une à côté des autres.

Alors que le voyage, je sens déjà le goût de l’aventure, du slow travel, de cette personne qui sort des sentiers battus, qui prend le temps de partager, de découvrir, d’explorer.

Quand je pense touriste, voici l’image que j’ai en tête… L’image des gros paquebots déversant un flux continus de touristes, venant faire les mêmes activités, aux mêmes moments… Quand je pense touriste, j’ai l’image de Venise qui se matérialise devant moi.

Alors que lorsque je pense, au backpacker, je l’imagine, dans une forêt tropicale, avec un sac à dos sur le dos, suant de grosses gouttes, et admirant un arbre tricentenaire ainsi qu’une faune, que peu de personnes, ont eu l’occasion de voir

(Partage tes images en commentaires)

Le slow travel, c’est passer tout en douceur de touriste à voyageur. C’est s’extraire de la rat race, de courir après l’objet brillant pour avoir le luxe de se (re)poser un instant.

6/ Voyager moins cher

Avec le slow travel, on se déplace moins. Sachant que l’un des principaux coûts en vacances, ce sont les transports, adapté le slow travel, c’est voyager moins cher et donc plus longtemps ou plus souvent.

L’avantage le plus terre à terre du slow travel, mais qui a son importance.

7/ Prendre le temps d’introspection

Tu as remarqué ? Dès que tu attends ton bus, ton métro, ton pote au bar… Ton premier réflexe ? Sortir ton téléphone portable.

Quand tu es chez toi, et que tu n’as pas grand chose à faire, allumer la télé, la radio, se jeter sur Youtube, ou sur la nouvelle série Netflix… Tu sais même quand tu te dis, que c’est en fond…

La vérité ?

L’humain a horreur du vide, du temps qui passe à ne rien faire, la peur de se retrouver face à lui-même, l’horreur de se confronter au néant de son existence.

Car oui… Dans ces moments-là, on doute, on est assailli de questions existentielles, du vertige de notre propre expérience de la vie sur la terre.

Bon… bah adopter le slow travel, c’est jeté la gueule ouverte, dans le trou béant de nos vies…

Avec les fameuses périodes d’introspection, mais je te rassure, il n’y a que du bon qui peut sortir de cette expérience à faire au moins une fois dans sa vie.

J’en veux pour preuve, les 7 prises de conscience que j’ai eues lors du chemin de Saint Jacques de Compostelle

Alors n’attend pas le burn out pour prendre ce temps d’introspection… Le slow travel s’y adapte parfaitement.

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Voyager deux mois sur le chemin de Compostelle

3 conseils pratiques pour appliquer le slow travel

Maintenant que nous avons vu ce qu’était le slow travel. Mais aussi les nombreux avantages à pratiquer le slow travel quand on voyage. Voici le temps de te donner 3 conseils pour adopter le slow travel pour tes prochaines vacances, ou pour ton prochain voyage.

Voyage en train, en transport en commun, à pied

Et surtout éviter l’avion, autant que possible.

Le voyage en train, à pied ou en transport en commun permet de s’accoutumer, et de s’acclimater aux nouveaux environnements.

Ces modes de transports invitent à la réflexion, à la contemplation, à prendre le temps d’observer, de découvrir, pas à pas une région

Adopter le volontariat

Le volontariat est une excellente manière de débuter avec le slow travel. D’une durée d’une semaine à plusieurs mois, tu es logée et parfois nourrie, en échange de 4 à 5 heures de travail par jour (5 jours de travail par semaine)

Il existe des plateformes de mise en relation de voyageurs et de personnes cherchant des volontaires, comme workaway, help X, ou woofing, pour les plus connues.

Le volontariat se décline en plusieurs activités, selon tes préférences, tu peux te retrouver à garder des enfants, rénover un château, faire de la permaculture, …

Il est possible de goûter au volontariat, lors de ton voyage, en effet, notamment en Amérique du Sud, comme j’ai pu le tester, les auberges de jeunesse sont souvent à la recherche de volontaires.

Le volontariat permet de rester plus longtemps au même endroit sans dépenser plus.

Voyager en stop et dormir chez l’habitant

Parce que le slow travel, c’est aussi sortir des sentiers battus. Je trouve que faire du stop, et attendre, ou prendre le temps qu’une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, est une expérience incroyable de slow travel.

Tout comme dormir chez l’habitant, cela permet de rencontrer des locaux. Au lieu de rencontrer des Européens, dans les auberges de jeunesse. Et ainsi de s’imprégner plus en profondeur des us et coutumes d’un pays, d’une région.

Slow travel et digital nomadisme

Le digital nomadisme s’adapte parfaitement au slow travel. Le digital nomadisme, en 3 mots ? C’est la capacité de travailler partout dans le monde, tant que tu disposes d’une connexion internet et d’un ordinateur portable.

La plupart des digital nomades restent plusieurs mois dans un même pays, et changent de logement et de ville, tous les mois.

Bien sûr, il y a quelques digital nomades qui bougent d’endroits tous les deux ou trois jours mais ils se font plus rares.

Quand je suis en mode digital nomade, je suis en plein dans le slow travel. Je ne cours pas après les activités (que j’évite de faire le week-end), je prends le temps de connaître chaque recoin d’une ville.

Le digital nomade, c’est le mixte entre le voyageur et l’expatrié

Adepte du slow preneuriat

Dans le monde de l’entrepreneuriat, est également valorisé le travailler plus… Cette mode nous est venue des Etats-Unis, avec le HUSTLE… Ou l’injonction à travailler 70 à 80 heures par semaine pour réussir dans le monde de l’entrepreneuriat.

Parce que ralentir, c’est avant tout un mode de vie que j’applique également dans la vie de mon entreprise. 

En effet, cela fait un an que je suis à mon compte, et la slow life je l’adapte aussi dans mon quotidien. Prenant ainsi le contre pied de la plus grande majorité des entrepreneurs.

Je suis adepte du travailler moins mais mieux… Grâce à mes méthodes d’organisation, de productivité, mais aussi de savoir dire non à certains clients.

D’ailleurs si tu veux en savoir plus, j’ai rédigé un article sur ma journée type, que je sois en voyage ou “chez moi”

Ainsi, mes journées, en voyage ou pas, n’excèdent pas 5 heures de travail. Le reste du temps, c’est pour moi, entre lecture, promenade, formation, ou encore Youtube.

créer blog voyage avantages
Rédiger mes articles depuis les Açores

Mes 4 expériences marquantes de slow travel

Pour terminer cet article, je voulais partager avec toi les expériences de slow travel, qui m’ont marqué.

Voyager deux mois aux USA en train et transport en commun

J’ai parcouru les Etats-Unis pendant deux mois, en 2019 uniquement en transport en commun et en train d’Ouest en Est.

Retrouve un article complet à ce sujet, ici. Mais aussi mon aventure exceptionnelle à travers le California Zephyr, l’un des trains les plus mythiques au monde

Marcher 64 jours sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Compostelle restera à jamais gravé dans ma mémoire, de part les rencontres, de part les paysages, de part les prises de conscience qui sont apparus. Une vraie période de deux mois d’introspection, ou ont émergé 7 prises de conscience. 

Si tu désires marcher sur le chemin de Compostelle, retrouve le guide complet, ici

Volontariat en Amérique du Sud

J’ai effectué de nombreux volontariats en Amérique du Sud, en Argentine, mais principalement, en Bolivie.

Cela m’a permis de rester 8 mois en Amérique du Sud, sans dépenser plus, mais surtout en rencontrant un maximum de locaux, et en comprenant davantage les us et coutumes de ce magnifique continent.

Voyager en stop en Amérique du Sud

Le voyage en stop, n’est probablement pas fait pour tout le monde, mais ravira, les personnes qui oseront se lancer. 

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Mélanie

Je m'appelle Mélanie, j'ai 33 ans, originaire du Mans. J'ai tout quitté en 2017 pour voyager à travers le monde. J'ai voyagé en sac à dos à travers l'Amérique latine pendant 8 mois. J'ai travaillé 6 mois en Australie, traversé les États-Unis d'Est en Ouest, vécu à Londres. En 2021, je deviens digital nomade, je visite les Açores, marche 2 mois sur le chemin de Compostelle et je vadrouille à travers l'Europe. Dans ce blog, j'accompagne les femmes à oser vivre leurs rêves de voyage solo à l'aide de contenus de qualités et pertinents !

Cet article a 5 commentaires

  1. Nicole LEDRU

    Bonjour,
    Je suis une voyageuse senior, tout à fait en accord avec le concept slow. La pleine conscience en chaque temps de la vie pour chacun(e) la vôtre, la mienne, les autres !
    Avec un profond ravissement, j’ai lu cet article, je vous souhaite de toucher un large public.
    Merci
    Nicole Ledru

    1. Mélanie

      Merci Nicole pour toute ta bienveillance 🙂 J’ai beaucoup apprécié l’écrire ! Aujourd’hui, c’est ma manière préféré de voyager, prendre mon temps, lâcher prise, et vivre l’instant présent

  2. Carine Gandolfo

    Tres bon article.. Je me retrouve dans le slow travel. Je projette de faire le Portugal et compostelle au printemps prochain en transports en commun, et donc pas d avion.. Merci pour ces articles bien utiles et inspirant

    1. Mélanie

      Merci Carine pour ton retour 🙂 Cela me touche ! J’ai beaucoup apprécié relater mon expérience de slow travel qui me permet de profiter au mieux de chaque instant au lieu de courir partout

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