Charly et ses voyages en solo

Après les aventures de Mai Lo en Australie, les histoires de voyage de Geneviève ou encore Laura et ses premiers pas en Italie, découvre les histoires de Charly et ses voyages en solo, entre stage au Canada, son bénévolat en Écosse et ses conseils pour que toi aussi tu oses voyager seule.

Raconte-nous ton parcours

J’ai commencé à voyager très jeune avec mes parents en Europe, puis en Amérique du Nord. C’est une chance incroyable. Comme eux, j’ai pris le virus et je ne me suis jamais vraiment arrêtée. Aujourd’hui, je n’ai pas forcément besoin de partir à l’autre bout du monde pour me sentir bien, juste une soif de toujours découvrir quelque chose de nouveau. Même s’il s’agit d’un petit village perdu à quelques heures de route de chez moi, je suis toujours en vadrouille quelque part. La bougeotte fait partie intégrante de mon mode de vie.

Quand as-tu fait ton premier voyage solo ? Combien de temps et ou ?

A 21 ans, j’ai été acceptée pour partir en stage 6 mois à Montréal. Les choses se sont faites très rapidement, je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir. J’ai postulé (sans trop y croire) et deux semaines plus tard, je me retrouvais à faire une demande de visa. Ça s’est révélé être une des meilleures décisions de ma vie !

Le Mont Royal, à Montréal
Le Mont Royal, à Montréal

Qu’est-ce qui t’a motivée à partir seule ? Et quel était ton projet de voyage ?

Pour ce « grand départ », la question ne se posait pas trop : c’était seule ou pas de voyage. Par contre, j’étais bien décidée à mettre à profit mon stage pour visiter le Québec. Je voulais profiter au maximum de cette expérience, en faire un souvenir inoubliable. J’ai commencé à envisager les voyages que je souhaitais faire au Québec, à les préparer à la perfection avant même d’avoir quitté la France. Résultat, en arrivant sur place j’étais vraiment prête à faire ces voyages seule et j’ai foncé sans attendre de trouver de la compagnie.

Quelles étaient tes craintes sur le voyage solo en tant que femme ?

L’appréhension que je pouvais avoir n’était en rien liée au fait d’être une femme (ou en tout cas, je ne l’ai pas perçu de cette façon). Montréal est une ville plutôt sécuritaire de manière générale. Il en est de même pour le reste du Québec. Ma seule crainte était « est-ce que je tiendrai 6 mois loin de mes amis et de ma famille ? », sachant qu’avec le décalage horaire, je ne pouvais pas leur parler le soir. Bon, finalement ça s’est assez vite transformé en « est-ce que je serais capable de rentrer en France après les 6 mois ? ».

voyage solo  au Québec
Excursion au Québec

Comment a réagi ton entourage ?

Ils étaient assez surpris, je crois, je n’étais pas une grande aventurière. Mais ils m’ont beaucoup aidée pour les préparatifs (trouver un logement, faire la demande de Visa etc.) et m’ont soutenue tout au long de mes péripéties au Québec. De manière générale, ma famille est très excitée de découvrir de nouvelles destinations grâce à mes voyages. Quant à mes amis, les vrais sont suffisamment ouverts d’esprit pour accepter mes petites folies, et savent que cela compte pour moi.

Quel était ton niveau d’anglais avant de partir ?

J’ai toujours adoré les langues et j’avais déjà un bon niveau d’anglais avant le départ. Le Québec est francophone, donc j’aurais très bien pu faire sans, mais dans mon lieu de stage il y avait beaucoup d’étrangers. Cela m’a bien servi et j’ai même pu progresser en anglais.

Depuis, j’ai continué à travailler l’anglais, car j’apprécie toujours de pouvoir discuter avec les personnes que je rencontre. J’aime beaucoup les pays nordiques, et là-bas l’anglais est une langue assez universelle. Dernièrement, j’ai vécu en Ecosse quelque temps, et j’ai trouvé que l’intégration était plus facile en réduisant la barrière de la langue. Cela dit, l’essentiel n’est jamais le niveau de départ, mais bien l’envie d’apprendre.

Percé en Gaspésie

Quelles qualités faut-il selon toi pour voyager seule ?

Sûrement de l’ouverture d’esprit et de la volonté, mais pour moi l’essentiel est de savoir s’écouter. Pour sa sécurité (si on ne se sent pas bien à un endroit, c’est qu’on ne doit pas rester), mais surtout pour ses choix de voyages. A la fin de mon séjour au Québec, je voulais faire une dernière excursion et tout le monde me disait « va à New York ! ». Sauf que, depuis mon arrivée, je m’étais mise en tête d’aller à Percé visiter la toute petite île de Bonaventure. C’était très juste en termes de temps et bien plus compliqué pour les trajets, mais je n’ai jamais regretté ce choix.

Pour le reste… tout s’apprend !

Quel a été ton meilleur moment dans le voyage ? Raconte-nous aussi le pire ?

Je crois bien que ce fameux voyage à Percé a été l’un des meilleurs moments. J’étais vraiment fière d’avoir réussi à accomplir l’objectif que je m’étais fixé. Et puis, c’était aussi l’une des premières fois que je me retrouvais réellement seule quelque part. Car seule dans une grande ville comme Montréal, ce n’est pas la même chose que seule le long d’une falaise au fin fond du Canada. Ça avait quelque chose d’assez grisant.

Le pire (qui est loin d’être une catastrophe, j’en conviens), cela a été de m’apercevoir que mon téléphone ne fonctionnait pas en arrivant à Montréal, une histoire d’opérateur téléphonique. Et puis, à l’époque (il y a presque 10 ans déjà), je n’avais pas Internet et tous les réseaux sociaux d’aujourd’hui, même pas de mails sur le téléphone. C’était sms, appel, et c’est tout. Impossible de prévenir mes proches que j’étais bien arrivée, l’angoisse de les imaginer s’inquiéter… ajoutez à ça la fatigue, la neige que je n’avais pas prévue, le décalage horaire et les premiers jours d’un premier voyage solo… bref, ce ne fut pas le début de voyage le plus glorieux de l’histoire, mais aujourd’hui cela me fait bien sourire .

L’île de Bonaventure
L’île de Bonaventure

Une anecdote marrante sur ce premier voyage solo ?

Toujours, lors de ce voyage vers Percé, j’ai dû monter dans un avion absolument minuscule. On m’avait dit que le vol était direct jusqu’à Gaspé, sauf qu’on ne m’avait pas avertie qu’il y avait des escales (j’ai frôlé la crise de panique lorsque l’avion a amorcé sa descente vers Québec City…). Enfin, une fois à Gaspé, j’étais la seule personne à descendre à cette étape. Je me suis retrouvée absolument seule avec ma valise au beau milieu du tarmac de l’aéroport, voyant l’avion s’éloigner dans le ciel (et me demandant dans quelle m**** je m’étais encore fourrée). Finalement, tout s’est merveilleusement bien passé, et l’anecdote reste un très bon souvenir.

Depuis ce premier voyage solo, as-tu repris la route seule ?

Oui ! Dès que j’ai pu « gagner ma vie » (même si je n’aime pas trop ce terme), je suis repartie seule pour mes vacances. Des séjours plus ou moins longs, que j’ai employés à explorer l’Europe. J’ai enfin commencé à découvrir les pays nordiques qui me faisaient rêver, en commençant par la Suède puis le Danemark, puis quelques pays plus au sud comme l’Espagne ou le Portugal que j’aime bien visiter hors saison. Et comme j’aime beaucoup les destinations un peu atypiques, je me suis rendue sur l’île de Man. Vous pouvez retrouver tous mes voyages ici.

Enfin, l’année dernière, je me suis embarquée dans un nouveau projet : faire du bénévolat en Écosse. Je suis partie vivre à Édimbourg pendant quelque temps en travaillant pour une association. J’ai rencontré des tas de personnes formidables là-bas, dont certaines avec qui j’ai gardé de très bons contacts. Mais c’est en solo que j’ai voyagé à travers l’Écosse. C’était tout simplement magique.

Le nord de l’Écosse
Le nord de l’Écosse

Qu’est-ce que tu aimes dans le voyage solo ? Qu’est-ce que tu apprécies moins ?

Ce que j’aime, c’est avant tout la liberté de pouvoir voyager comme je le souhaite, sans concessions. La vie est faite de beaucoup de contraintes, et ces voyages sont pour moi une façon de m’évader de tout ça.

Le revers de la médaille, c’est qu’il faut tout gérer seul. C’est très valorisant et on en sort grandi. Mais c’est aussi un risque lorsque les choses ne se passent pas exactement comme prévues et cela peut être fatiguant sur le long terme.

Quels conseils donnerais-tu à une fille qui hésite à se lancer seule alors qu’elle en a profondément envie ?

Écoutez votre petite voix intérieure et faites ce qui vous semble être bien pour vous, pas pour votre famille, vos amis ou votre Instagram. Vous avez peur de l’imprévu ? Organisez absolument tout. Peur de prendre les transports seule ? Ne visitez qu’une seule ville pour ce premier voyage, ou faites des excursions organisées. Peur du temps loin de vos proches ? Commencez par un voyage de quelques jours, voyez si cela vous convient. Peur d’aller à l’étranger ? Il y a des endroits absolument magnifiques en France.

Petit à petit, l’expérience vous apprendra ce que vous souhaitez faire ou non. Commencez par vous sentir bien, c’est l’essentiel d’un voyage !

voyage solo en Ecosse
Vue sur Édimbourg, en Écosse

Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer ton propre blog ?

Après mon voyage en Écosse, je suis rentrée en France, des étoiles plein les yeux. J’ai toujours aimé écrire, je voulais partager mon expérience et c’est ainsi que je me suis lancée dans l’aventure du blogging. Je souhaitais parler de mes voyages bien sûr, mais pas seulement.

Si après trois mois à l’étranger, quand la France nous manque un petit peu, on se retrouve parfois à vouloir écouter du Édith Piaf en dévorant une baguette tartinée de beurre et de fromage (j’exagère à peine)… l’inverse doit être vrai aussi. Parfois, c’est le reste du monde qui nous manque. Sur mon blog, je voulais donc également parler de ces petites choses qui sont des clés pour retrouver les sensations de nos voyages. J’ai commencé par les livres et les recettes de cuisine (faciles, c’est promis !), et je réfléchis à parler de films, séries et musiques du monde.

Un petit mot pour la fin ?

Les réseaux sociaux ont tendance à montrer le voyage en solo féminin comme une grande aventure de baroudeuse. Cela peut l’être, pour certaines, mais pas pour toutes et c’est une bonne chose. C’est une façon de voyager parmi beaucoup d’autres. De mon côté, je ne suis pas une grande aventurière et cela me va très bien comme ça.

Ce que je souhaite dire, c’est qu’il faut construire le voyage à son image et non tenter d’imiter les voyages des autres. Je pense qu’il y a autant de façon de voyager que de femmes voyageuses.

Retrouve Charly et ses aventures sur son blog et aussi sur les réseaux sociaux :

Son blog : www.charlyfaraway.com ou tu retrouveras plus en détails, toutes ses aventures de voyages en solo.

Instagram : https://www.instagram.com/charlyfaraway/

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woman on rock platform viewing city

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Publié par Mélanie

Je m'appelle Mélanie, j'ai 32 ans, je suis originaire du Mans. J'ai tout quitté en 2017 pour voyager à travers le monde. Depuis, j'ai voyagé en sac à dos à travers l'Amérique latine pendant 8 mois. J'ai travaillé 6 mois en Australie grâce au Permis Vacance Travail (PVT). J'ai également visité les grandes villes des Etats-Unis pendant deux mois. Je suis en ce moment en France ou je développe mon activité en ligne afin de devenir Digital-Nomad. Mes voyages en 2021 (si la situation le permet) seront de marcher jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, de voyager avec le Transsibérien et de visiter (et pourquoi pas m'installer) en Asie du Sud Est. Dans ce blog, j'accompagne les femmes à oser vivre leurs rêves de voyage à l'aide de contenus de qualités.

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