Pourquoi j’ai décidé de voyager seule ?

pourquoi voyager seule

La première fois que j’ai pensé à voyager seule, j’étais à New York avec ma meilleure amie et son conjoint. J’avais déjà voyagé à de nombreuses reprises avec des amis. Alors pourquoi lors de ce séjour à New York j’ai décidé de voyager seule ? 

Tout simplement parce qu’on ne voyait pas ces vacances de quelques jours de la même façon. Je voulais arpenter les musées quand il voulait passer une journée à Central Park. Ils voulaient manger healthy alors que je voulais me faire un mcdo. Ils voulaient rentrer de bonne heure alors que je rêvais de prendre un cosmopolitain dans un bar à cocktails. 

Bref, ce voyage de quelques jours, n’a été que concessions. J’avais rêvé, idéalisé mon voyage à NY et j’étais loin de ce que j’avais pu imaginer lorsque je m’étais projetée sur cette destination.

Puis, le temps a fait son œuvre. Ce voyage avec mes amis était en 2014. Il m’a fallu plus de trois ans, un licenciement économique et des heures passées sur des sites de blogueuses qui voyagent seule (l’oiseau rose, voyagesetc, et tant d’autres) pour oser franchir le pas.

Il a fallu économiser, se préparer psychologiquement, tester son matériel, prendre des informations sur les pays que j’avais envie de traverser, et tant d’autres préparatifs.

Alors pourquoi j’ai décidé de voyager seule ?

Attendre les amis

Lorsque j’ai été licenciée, j’avais envie d’un long voyage sur un continent que je ne connaissais ni la langue, ni la culture. J’ai alors demandé autour de moi, si des personnes étaient intéressées pour découvrir l’Amérique du Sud.

Bien sûr, de nombreuses personnes ont levé la main. Mais quand je leur ai dit que je partais sans billet retour, sans date limite, et que l’itinéraire se ferai à l’instinct. Les mains se sont vite baissées.

Voila pourquoi j’ai décidé de voyager seule en Amérique du Sud.

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Le Fitz Roy – Argentine

Pas toujours les mêmes envies

Et puis j’avais toujours en tête cette expérience de New York. Je m’étais répétée que la prochaine fois que je voyagerai, je serai seule. Afin d’être libre de mes mouvements, de pouvoir décider seule des activités que je souhaite faire, de ce que je veux manger et à quel moment.

On a beau s’entendre très bien avec ses amis. Mais être avec eux tout le temps sur une longue période, l’expérience peut s’avérer bien différente. C’est comme si on avait décidé d’emménager ensemble. Parfois, ça peut vite virer au drame.

Alors, en voyage, à des milliers de kilomètres de chez soi, cela peut vite devenir une catastrophe.

Avant de partir avec ses proches, mieux vaut s’assurer de nos envies de découvertes et de la façon dont on envisage de voyager.

Puis une fois qu’on a goûté à la liberté que nous offre le voyage solo c’est plus compliqué de revenir en arrière.

Ce que j’ai découvert en voyageant seule

La liberté

Sûrement le ressenti, l’émotion la plus grande. Je n’avais jamais goûté à autant de liberté auparavant. J’étais libre de faire ce que je veux, quand je veux sans rendre de compte à personne. Si j’ai envie de visiter de tels musées ou de manger à tel endroit, la décision revient toujours à moi seule.

Au début, c’est une sensation qui peut paraître déroutante, dans le sens ou tous mes choix sont de ma responsabilité. On décide ou on va dormir, ce qu’on va manger ou encore quoi faire. 

Mais, finalement, on s’habitue vite à son rythme et à ses envies.

san pedro de atacama - chili pourquoi voyager seule
San Pedro de Atacama – Chili

Apprécier sa solitude

Savoir apprécier ces moments où on est avec soi-même. C’est aussi dans ses moments de solitude qu’on apprécie parfois le plus l’instant présent. Apprécier sa propre compagnie est en fait une grande qualité. 

Comme dit le dicton, on naît et on meurt seule. Il est donc important d’apprécier sa propre présence, de pouvoir apprécier les moments juste avec soi. 

Appréhender sa solitude, ne pas s’ennuyer, c’est ensuite quelque chose que je peux mettre dans mon quotidien même lorsque je ne voyage pas.

C’est aussi une grande fierté de pouvoir faire des choses seule. Le regard de nos proches change aussi. Ils sont eux aussi fiers de nous.

Par exemple, j’apprécie autant être au restaurant seule qu’avec la famille ou des amis. Je sais que si je suis seule, je vais tout autant apprécier le moment. Et qu’il y a de grande chance pour que je fasse connaissance avec la table d’à côté ou que je sympathise avec les serveurs.

Si être seule te fait peur ou que tu as peur de t’ennuyer en voyage solo, alors télécharge le guide gratuit qui t’aidera entre autre à apprécier ta propre compagnie.

Sortir de sa zone de confort

Voyager seule est un grand pas vers l’inconnu. Même si je me projette toujours un peu avant. J’ai toujours un peu la boule au ventre quand il faut partir. Lorsque je pars avec des amis ou en famille, le saut vers l’inconnu est beaucoup moins grand dans le sens où je connais déjà ces personnes. 

En étant seule, sur de longues périodes, il faut à chaque fois que je m’adapte seule à mon environnement. Ce qui de mon point de vue me fait davantage sortir de ma zone de confort que lorsque je voyage avec les amis. 

Mes peurs sont également différentes, mais elles sont aussi plus grandes. En voyageant avec des personnes, j’ai beaucoup moins peur, je vais sortir le soir, chose que je ne fais pas quand je suis seule.

En voyageant avec une autre personne, je sais que je peux compter et m’appuyer sur elle en cas de coup de blues, si on se perd, bah on est deux à être perdus. Le fait d’être accompagné en voyage permet donc de mieux gérer ses émotions et de moins céder à nos ressentis négatifs.

De ce fait, tout le voyage repose sur mes épaules et c’est une plus grande sortie de ma zone de confort.

Avec le monstre sur le dos – Grèce

Les rencontres

Je sais, c’est difficile à croire, même si on le litA des milliers de fois sur les blogs. Mais c’est tellement vrai, en voyage solo, on n’est jamais seule. Ou alors faut vraiment faire beaucoup, beaucoup d’efforts pour y arriver.

Je me rappelle lors de mon voyage en mode backpack de 8 mois en Amérique du Sud, à quel point il m’était très difficile d’avoir des moments, des instants rien que pour moi. J’arrivai à me retrouver avec moi-même lorsque j’étais sous la douche et quand je dormais.

Je rêvais d’être à la place de Sheryl Stayed, dans Wild, ou elle part faire une randonnée sur le PCT. La plus grande randonnée balisée au monde, entre les frontières du Mexique et du Canada. Elle randonne seule pendant des jours et des jours sans voir personne. Crois-moi en voyage solo, j’envie souvent ce genre d’expérience ou tu es juste avec toi-même, seule au monde.

Pour les rencontres, un léger sourire ou rictus au coin des lèvres et c’est parti que ce soit en auberge de jeunesse ou dans la rue. Je trouve toujours très facilement des voyageurs ou des locaux qui prennent quelques minutes (et plus si affinités) pour parler avec moi.

J’ai probablement fait mes plus belles rencontres en voyage. Les conversations sont construites, profondes et apportent beaucoup de choses. Ce n’est pas le genre de conversation que j’ai pu avoir avec mes collègues. Quand tu parles de la pluie ou du beau temps. Et même avec les amis en parlant de la vie et du sens qu’on souhaite y donner.

Les rencontres avec Couchsurfing et en auberge

Le couchsurfing me permet très souvent de partager quelques jours avec les locaux en étant hébergée chez eux. Le contact est alors beaucoup plus simple. Car la personne en face de toi est souvent un ancien voyageur ou du moins une personne qui est très ouverte d’esprit. Ainsi, cela facilite les échanges, la personne a envie de connaître davantage ta vie d’avant et ta vie en voyage. 

En auberge de jeunesse, j’ai rencontré de nombreux voyageurs solos surtout des femmes. La rencontre est aussi plus facile, car vous êtes deux personnes à avoir envie de faire les rencontres. Ces rencontres se font finalement très facilement.

De plus, les auberges de jeunesse proposent souvent de nombreuses activités où il est facile de rencontrer d’autres personnes.

En auberge – Sucre – Bolivie

On s’écoute davantage

Puisque je suis davantage libre de mes mouvements, de mes visites. J’apprends aussi à m’écouter davantage dans les moments où je sais que ne ferai différemment si j’étais accompagnée. 

J’ai par exemple beaucoup moins de scrupules à aller me coucher de bonne heure pour regarder un film. Ou faire une grasse mat’ parce qu’aujourd’hui, je n’ai pas envie. Bref, puisqu’il n’y a plus de concessions à faire, je suis libre de m’écouter. 

D’écouter, ce que j’ai vraiment envie de faire, vraiment ce que j’ai envie de manger, d’aller visiter les choses que j’ai vraiment envie de visiter. 

La liberté que m’offre le voyage solo me permet d’apprendre plus sur moi-même en écoutant cette petite voix intérieure que lorsque je suis en groupe j’ai tendance à étouffer et donc à ne pas écouter.

Le sentiment de solitude que l’on peut parfois ressentir permet de se recentrer sur soi et d’écouter cette petite voix. 

Tout au long du voyage, je me rends compte que cette voix intérieure prend de plus en plus de place et que je la suis aussi de plus en plus. Je me sens alors davantage moi-même et je découvre des activités que je n’aurai pas forcément faites en groupe.

On adapte son rythme à soi

C’est sûrement la meilleure partie du voyage solo. D’abord, on adapte son rythme. En écoutant ma petite voix, j’apprends aussi à apprécier les moments où rien ne se passe. J’accepte sans culpabiliser mes moments de fatigue, mes siestes ou les grasse mat’ improvisées. Je suis davantage en accord avec mes besoins physiologiques et j’ai donc globalement une meilleure forme.

Plus de facilité et d’opportunités

J’apprécie voyager hors des sentiers battus et pratiquer souvent le stop et le Couchsurfing. Le fait d’être seule et en plus d’être une femme est alors beaucoup plus simple. J’attends moins longtemps qu’une voiture s’arrête et mes hôtes couchsurfing sont plus à l’aise d’accepter un voyageur qu’un couple ou un groupe d’amis.

C’est la même chose pour les rencontres, c’est plus facile. Un autre voyageur seul aura plus de facilité à me parler que si je voyage avec une autre personne. C’est également lié à mon ouverture sur les rencontres. Quand, je suis avec une personne, je vais être plus fermée à de potentielles rencontres. Alors que seule, je recherche ces rencontres.

puerto madryn - argentine
Des rencontres improbables – Puerto Madryn – Argentine

On apprend à se connaître

Généralement, lorsque je rentre de voyage, mes proches trouvent que j’ai changé. Ils disent que j’ai évolué, que quelque chose s’est passé, qu’on est plus vraiment la même personne que l’on était avant de mettre le sac à dos sur nos épaules.

Je suis de celles qui pensent que le voyage ne nous change pas. Il m’a permis de découvrir la personne que j’étais réellement. 

La personne que la petite fille rêvait d’être, l’aventureuse qui aime sortir des sentiers battus et aller vers l’autre.

Donc, non le voyage ne m’a pas changé, il a permis de laisser place à mes rêves d’enfant, à cette petite fille qui rêvait d’expédition dans sa chambre. Celle qui lisait Tintin pendant des heures et qui s’imagine partir avec lui à la conquête de la lune.

C’est une grande force aujourd’hui, pour moi de me connaître. De mieux appréhender qui je suis vraiment entre mes envies, mes passions, ce que je veux faire et surtout toutes ces choses que je ne veux plus faire.

J’ai découvert la personne que j’étais et maintenant, je suis fière de la personne que le voyage m’a permis de sublimer.

Plus aucune contrainte, ni de concession

C’est probablement de là que vient mon sentiment de liberté totale. Je suis libre de tous mes mouvements. Je n’ai aucun compte à rendre à personne, si ce n’est qu’à moi-même. 

En voyageant avec des amis, il faut toujours faire des compromis. 

Que cela soit sur l’heure du réveil, celle du coucher, l’endroit et le moment où on va manger ou encore l’activité de l’après-midi. Bref, c’est un séjour ou chacun met de l’eau dans son vin afin que le voyage se passe au mieux pour tout le monde.

Si tu voyages avec une personne influente et qui ne te laisse pas le soin de t’exprimer sur tes besoins et envies, le voyage peut vite devenir un cauchemar pour toi.

Mon premier voyage solo sur les bords de Loire

Les émotions sont décuplées

Et toutes les émotions qu’elles soient positives ou négatives. Tout est amplifié, la joie, le bonheur, les moments subliminaux et parfois juste se dire qu’on est au bout du monde en train de boire une bière en bonne compagnie.

Les rencontres sont également très intenses. Parfois, je rencontre les gens seulement pour quelques heures, que ce soit un trajet en bus, un conducteur qui me prend en stop ou encore les rencontres dans les auberges de jeunesse. Tout est augmenté à 1000%. Je ne ressens pas autant cette sensation lorsque je voyage en groupe.

Probablement, qu’on rencontre des personnes qui pensent davantage comme nous, des baroudeurs qui ont eux aussi tout quitté et qui ont une vision de la vie proche de la mienne.

C’est toujours dur de quitter ces personnes avec qui en quelques heures, on a eu l’impression de les connaître depuis toujours. On connaît leurs peurs, leurs envies, leurs joies et leurs peines. 

Les moments plus durs tels que les coups de mou ou de blues sont aussi amplifiés. Je suis loin de chez moi, c’est parfois dur à gérer. Le décalage horaire n’arrange rien. Et bien trop souvent, les proches ne peuvent être qu’une oreille attentive. Car les émotions qui nous traversent, il ne peuvent que les apercevoir, juste les toucher du doigt.

Mais au bout du compte, j’arrive à trouver les ressources en moi pour sortir rapidement de ces coups de mou, de ces moments ou je me sens moins bien.

A mes retours de voyages en solo

Je reviens transformée et plus apaisée

Comme tu as pu le lire dans un des paragraphes précédents, le voyage ne nous transforme pas, il révèle la personne que l’on est profondément. Le fait de me rapprocher de qui je suis vraiment me permet d’être davantage apaisée et sereine quant à l’avenir. Je suis beaucoup plus calme qu’avant. Je suis aussi plus à l’écoute et je ne suis absolument plus dans le jugement des autres.

Je vis davantage le moment présent en me préoccupant que de moi-même.

Guatapé – Colombie

Je fais le tri dans les activités et dans les potes

Je m’explique, des choses que je pouvais accepter avant, je ne les accepte plus. J’ai appris à dire non. Non aux choses que je ne veux pas faire et aux personnes que je ne veux plus voir souvent parce qu’ils sont négatifs, nocifs, toxiques ou les trois à la fois.

Le voyage en solo me donne une telle indépendance que je ne veux pas la perdre, lorsque je suis de retour dans mon quotidien.

Le fait de mieux me connaître me permet de prendre ces choix qui m’auraient paru difficiles sans l’expérience du voyage solo. Aujourd’hui, ces choix, je les assume et je suis convaincue que ce sont les meilleurs. Ceux qui me correspondent le mieux.

Je vois plus claire sur mon avenir pro 

Cette phase a pris plus de temps. Il m’a fallu de nombreux voyages, une expatriation et un PVT en Australie pour accepter que je ne pouvais me passer du voyage. Il fallait donc trouver une activité que je puisse faire tout en voyageant. 

L’idée première était de devenir barmaid, un métier que je peux exercer partout dans le monde sans trop de contraintes. J’aime ce métier, car je suis au contact des gens.

Mais c’est là encore travailler pour un employeur. Et surtout échanger mon temps contre de l’argent. Sans parler que je travaille principalement le soir et les week-ends. Ce métier me permet de moins économiser que mon ancien statut de cadre, mais je prends également plus de plaisir.

Finalement, je me suis rendu compte que ce système ne marche pas pour moi. Je cherche à avoir un maximum de liberté, et choisir ce que je veux faire de mon temps est essentiel.

Avec l’aide de quelques formations et de mon esprit curieux. Je suis maintenant convaincue de ce que je veux faire et de comment je souhaite le faire. Le chemin sera long, mais l’objectif final de devenir digital nomad me permet de rester concentrer et motiver.

Salento – Colombie

Les quelques inconvénients au voyage solo

Bien sûr, il y a quelques contraintes à voyager seule. Ces contraintes seront différentes pour chacun, mais globalement le budget quand on voyage seule est plus élevé. Il y a toujours la difficulté d’avoir des photos de soi qui ne soient pas des selfies. On peut aussi citer l’éloignement avec sa famille et ses proches. Cela peut aussi être plus difficile de gérer les coups de blues ou de courte déprime lors d’un voyage solo. Je consacre un article sur pourquoi il ne faut pas voyager seule.

Voyager seule c’est plus cher

Comme ça l’est dans la vie de tous les jours. J’aurai toujours moins de dépense pour m’installer en coloc ou vivre avec ma copine. En voyage, c’est pareil, notamment sur les frais de logements.

Quand je voyage seule, prendre un airbnb revient donc beaucoup plus cher en étant seule. C’est pour cette raison que je privilégie les auberges de jeunesse (aussi pour faciliter les rencontres).

De la même façon, il est plus simple de négocier les prix d’activités, d’hébergement ou de transports quand on est plusieurs. L’idée est souvent de constituer des groupes afin de faire diminuer le prix d’une activité.

En voyageant seule sur plusieurs mois, la note peut vite grimper. Quand je compare mes dépenses avec les dépenses de couples ou de personnes voyageant en groupe, c’est assez flagrant.

L’éloignement

L’éloignement avec les amis et la famille se fait beaucoup plus sentir lors d’un voyage solo qui plus est lorsque je pars des mois sans date retour.

En solo, l’éloignement peut être plus dur à gérer. Le fait de ne pas partager physiquement ces activités et ses émotions peut être un poids.

J’ai appris à vivre seule et à partager ses émotions d’une autre façon et bien sûr cela sera toujours différent que si j’avais la personne à côté de moi.

Je sais que ce sont mes amis qui me manquent le plus. Alors finalement parfois avec certain, cette distance nous rapproche. On s’appelle plus souvent et bien plus souvent que dans la vie de tous les jours, on va aborder des sujets bien plus profonds et constructifs.

Paris, me manque aussi souvent en voyage ainsi que les activités que j’aime faire dans mon quotidien quand je ne voyage pas comme les musées, l’art, le cinéma ou encore la lecture.

Pour remédier à cela, par exemple, en Australie, je regardais tous les films ou il y avait Paris en toile de fond. Sur le continent américain, que ce soit au Nord ou au Sud, je me réfugie dans les musées et dans les comédies musicales dès que l’occasion se présente.

Théatre Appolo – New York

L’incompréhension des proches

Car les personnes restées en France peuvent avoir du mal à comprendre les émotions par lesquelles elles ont passé et auront donc plus de difficultés à nous comprendre et à nous aider. 

Il est parfois dur de trouver une oreille attentive à “ses problèmes de voyageuse” car tu comprends, les gens croient que tu es en vacances ! Que tu te dores la pilule, alors que ton quotidien, ce sont davantage les nuits dans des bus, le mec qui a allumé la lumière dans l’auberge de jeunesse à 4h du mat ou encore s’adapter à chaque fois à un nouvel environnement. 

Pour des personnes qui n’ont pas vécu le voyage en mode backpack et qui sont encore et toujours dans la routine “metro-boulot-dodo-paye tes factures” dire au téléphone ou par message que tu es fatiguée, c’est du foutage de gueule.

Car oui, lors de mes voyages solos, j’ai ressenti de la fatigue. Ce n’est pas si simple de s’adapter à un nouvel environnement tous les 4 ou 5 jours. Ce n’est pas simple de se perdre une énième fois entre la gare routière et l’auberge de jeunesse. Ce n’est pas simple de trouver le sommeil dans un bus de nuit ou tu ne peux pas incliner les sièges. 

Mais vas dire à ta maman que tu es fatiguée et entends le gros blanc qui s’en suit.

Le fait de voyager solo, on traverse ses émotions seules. Quand, je suis accompagnée ou que je parle à d’autres voyageurs, on s’exprime plus facilement sur les aspects négatifs du voyage alors que nos proches restent dans l’incompréhension.

Gérer les coups de blues

Même si aujourd’hui, c’est très simple de communiquer avec la France (lire cet article). La distance fait que c’est quand même dur de gérer les coups de moins bien en voyage. On ne peut alors que compter sur nos propres ressources pour sortir la tête de l’eau. Mais c’est aussi de cette façon qu’on apprend à mieux gérer nos émotions et le fait de vivre davantage dans le moment présent, fait aussi relativiser beaucoup de choses.

Réflexions autour du voyage

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Pourquoi j’ai décidé de voyager seule ?

J’ai déjà voyagé à de nombreuses reprises avec des amis. Alors pourquoi lors de ce séjour à New York j’ai décidé de voyager seule ?

Publié par Mélanie

Je m'appelle Mélanie, j'ai 32 ans, je suis originaire du Mans. J'ai tout quitté en 2017 pour voyager à travers le monde. Depuis, j'ai voyagé en sac à dos à travers l'Amérique latine pendant 8 mois. J'ai travaillé 6 mois en Australie grâce au Permis Vacance Travail (PVT). J'ai également visité les grandes villes des Etats-Unis pendant deux mois. Je suis en ce moment en France ou je développe mon activité en ligne afin de devenir Digital-Nomad. Mes voyages en 2021 (si la situation le permet) seront de marcher jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, de voyager avec le Transsibérien et de visiter (et pourquoi pas m'installer) en Asie du Sud Est. Dans ce blog, j'accompagne les femmes à oser vivre leurs rêves de voyage à l'aide de contenus de qualités.

6 commentaires sur « Pourquoi j’ai décidé de voyager seule ? »

  1. Je suis d’accord avec toi, le voyage seule permets de se recentrer sur soi même et nous permet de nous ouvrir aux autres et à nous même! C’est parfait pour faire le point sur sa vie, surtout quand on en sent le besoin. On revient plus forte et avec un regard beaucoup plus pertinent sur le monde qui nous entour.

    1. Bonjour Lucie,
      Merci pour ton message 🙂
      Je suis entièrement d’accord avec toi, le voyage solo, c’est l’école de la vie. La vie, la vraie ! Cela offre un tel épanouissement et une telle joie de vivre 🙂

  2. Article très intéressant 🙏🏻 Je pense exactement la même chose ! Lors d’un de mes voyages à New-York j’y suis allé avec 2 amis et j’avais décidé de ne pas rester au même Hôtel et de ne passer que quelques jours avec eux (la moitié du séjour) pour pouvoir faire ce que je voulais vraiment (musés.. visites..) sans frustration et contrainte de temps ! J’adore le voyage seule.. c’est hyper enrichissant et je l’ai fait à de nombreuses reprises après cette expérience validée à NYC ❤️ J’ai adoré lire ton article !

    1. Merci 🙂
      Ah super pour NY ! Tu as fait le bon choix (perso j’y suis retournée 6 ans plus tard pour vivre mon voyage de rêve ;)) !
      Une addict au voyage solo,à ce que je comprends 😉 Bienvenue dans la team !

  3. Très bel article, très complet ! C’est bien de préciser aussi les quelques inconvénients pour rester réaliste, même si je suis bien d’accord, ils sont peu par rapports aux avantages.
    Je te souhaite plein de réussite et de voyages dans ta vie professionnelle futur ☺️

    1. Bonjour Lenou,
      Merci pour ton gentil message 🙂 Dans le voyage solo comme dans la vie tout n’est pas toujours rose :'( Mais cela apporte tellement.
      Merci beaucoup, c’est très gentil ! Je te souhaite plein de voyages dès que nous auront l’occasion d’être libre, de nouveau, de nos déplacements !

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