Comment devenir digital nomade : mon parcours

Comment devenir digital nomade : mon parcours

Je reviens sur mon parcours pour devenir digital nomade… Je vois tellement de similitudes entre le voyage solo et l’entrepreneuriat, les deux sont un voyage ou l’on part à sa découverte.

Parce que cette question revient de plus en plus souvent dans ma boite mail. Vous êtes curieuse de mon parcours de digital nomade. De surtout connaître le processus, les étapes, la méthode utilisée pour en arriver là aujourd’hui, à vous écrire depuis mon auberge de jeunesse, à Porto, un verre de rouge à côté de moi…

Vous êtes de plus en plus nombreuses à me demander comment j’ai fait pour en arriver là ? Comment je suis passée d’ancienne géologue d’exploration, puis barman à Londres, à entrepreneure libre géographiquement (et bientôt financièrement : c’est un de mes objectifs)

Pour un souci de transparence et d’honnêteté, je vais commencer par vous dire que le chemin ne fut pas si simple. 

Que ce fut parfois souvent compliqué, 

Qu’il a fallu faire face aux doutes, aux incompréhensions de l’entourage, au syndrome de l’imposteur, aux objections, aux peurs, 

Qu’il a surtout fallu faire face, avant tout, à moi-même

Que trouver mes premiers clients ne fut pas de tout repos, tout comme de se faire connaître et d’avoir une expertise connue et reconnue.

Aujourd’hui, je vous explique le processus qui se cache derrière ce chemin entrepreneurial.

Je vois vraiment mon parcours entrepreneurial, comme le voyage, il y a beaucoup de similitudes

  • Sortir de sa zone de confort
  • Affronter ses peurs
  • Rencontrer des gens merveilleux
  • Se découvrir soi et les autres
  • Partager (mon savoir et mon expertise)

1/ Un virus qui vient changer nos vies

Juillet 2020, le COVID est entré dans notre vie depuis maintenant 4 mois. Il est venu bousculer ma vie, comme la vie de tant d’autres personnes. Or ce jour-là, de juillet, va se passer un événement qui va venir changer ma vie !

Revenons un peu en arrière…

En mars 2020, j’étais alors à Londres depuis 3 mois, j’avais un appart avec de bons amis, un boulot dans un pub, et tout allait à peu près bien dans ma vie. Puis, arrive le fameux discours de Macron… C’est la guerre…

Dans les minutes qui suivent, j’appelle ma maman :

  • Allo, tu as entendu Macron ? C’est fou, et dire que Bojo (Boris Johnson, premier ministre de Grande Bretagne) ne fait rien
  • Que veux-tu faire, me dit ma mère
  • Bah, je rentre

Quelques jours plus tard, je prenais l’Eurostar, avec toutes mes affaires, je n’étais pas encore certaine de revenir (ceci est une autre histoire que je te raconte un peu plus tard)

Me revoila, en France, tous les soirs, je suis scotchée devant la BBC en attente des nouvelles, parce que oui, entre-temps le gouvernement britannique décide de confiner son peuple et les bars sont donc fermés…

Les mois sont longs, au début, c’est sympa ! Je continue de toucher 80% de mon salaire et j’en profite pour surtout dormir et regarder des séries…. Ca devient quand même long, très long… 

Durant ce temps, j’apprivoise même deux pigeons que je nomme Gilbert… J’espère que cette anecdote fera date dans l’histoire ! Pour dire mon niveau de désespoir !

    2 / Le déclic : c’est possible de devenir digital nomade

Je profite de cette période, un peu morose, pour aussi faire le point sur ma vie pro… Avec le COVID, bosser dans un bar n’est pas forcément une très bonne idée… Et puis, comment continuer de voyager avec ce virus ? De plus, les conditions de travail ne sont pas vraiment plaisantes.

Je n’ai pas spécialement envie de retourner à Londres, refaire des horaires de malade, ne pas avoir le temps de visiter, ni de profiter de mes quelques heures de repos par jour… Là- bas, je trime, je bosse dur, pour des clopinettes (en plus)!

Puis, Youtube, je ne sais pas comment, ni pourquoi le destin ? L’algorithme tombe sur une vidéo de Stan Leloup, de Marketing Mania, qui deviendra par la suite un de mes mentors.

Il explique comment monter un business en ligne en partant de zéro !

C’est un vrai déclic ! Il donne alors point par point LA méthode… Une vidéo de 58’17’’

Ça fait un gros boum dans ma tête, d’un coup tout devient évident pour moi !

Ce que je connais le mieux à l’heure actuelle, c’est le voyage solo, j’adore en parler, on me demande souvent des conseils, alors pourquoi ne pas inspirer, motiver et booster d’autres femmes à franchir le pas… 

Et puis, cela fait plus de trois ans que je voyage avec mon sac sur le dos, que j’ai même connu l’expatriation, le PVT et bien sûr je ne compte pas m’arrêter là !

Je pense alors, à ce moment-là que je peux vivre de cette activité grâce à de l’affiliation, ou à des accompagnements de femmes qui veulent voyager seule (je reparle plus loin de cela à la suite de cet article)

Je lance le blog voyage…

Je crée un compte Instagram, je paie mon abonnement WordPress et c’est comme cela que né le blog, un 22 juillet 2020 ! 

Sauf qu’entre temps…

Bojo (surnom du premier ministre Britannique) annonce une date de réouverture au mois d’aout pour les pubs, restos et bars.Je suis de nouveau à Londres pour remettre le bar en l’état de fonctionnement optimal

Je passe alors le peu de temps à me former sur le blogging, le SEO, le référencement, les articles invités… 

J’écris alors deux articles par semaine, 

  • Non seulement, il faut les écrire (de façon à ce qu’ils soient référencés dans Google)
  • Mais aussi les promouvoir, 
  • Insérer une newsletter pour rester connectée avec mon audience,
  • Créer une communauté de voyageuses solos sur Facebook

Bref, je viens de rentrer dans le monde intrépide du marketing digital !

Et je kiffe cela !

Je me dis à moi la liberté, le choix de choisir mes contraintes, ce que je veux faire, quand j’ai envie de le faire. De travailler pour moi, et plus pour un patron, de probablement gagner plus.

Je quitte mon job à Londres,

Et, je retourne en France

Je veux être libre pour de bon !

    3/ Me former encore et toujours

A/ J’investis dans ma première formation en ligne pour devenir digital nomade

Parce que oui, une vidéo Youtube ne suffit pas à devenir digital nomade. Le chemin est bien plus long (que certains veulent parfois nous faire croire). 

Je commence donc par me former, car acquérir la stature d’entrepreneure ne vient pas du jour au lendemain, puis il fallait que je vois si mon idée était la bonne…

Mon amie, Kelly, créatrice du podcast Fill’Expat, me parle alors du site web de Pose Ta Dem’ et de sa fondatrice Charlotte Appietto !

Je commence alors à m’y intéresser. Puis, je finis par investir dans sa formation phare. La formation Side Project, qui dure trois mois. Et qui permet de faire le point sur ce qu’on veut faire, si le projet est viable, de mieux s’organiser, d’obtenir le bon mindset… Et j’en passe…

Une formation qui permet aux personnes encore en activité salariale, de trouver une autre voie d’épanouissement, grâce à la création d’un projet en parallèle de son job.

Charlotte fait aussi partie de mes mentors, je suis tellement admirative de son travail, de sa réussite et surtout des transformations que ces programmes permettent de faire.

Je te recommande de la suivre.

Tout comme Manon, coach, qui m’a aidé entre autres à dépasser mon syndrome de l’imposteur et qui accompagne les femmes à être plus épanouies au travail. Voici son site et son compte instagram

Je teste alors mon projet d’accompagnement de femmes à oser voyager seule. J’accompagne alors Clara à dépasser ses peurs de voyageuses solos.

Or, je me rends compte assez rapidement, que cela ne me fait pas vibrer…

Du moins…

Pas autant que le copywriting, que je découvre avec Stan Leloup et d’autres…

B/ Une nouvelle passion commence à naître

Le copywriting, c’est l’art de persuader avec les mots. Cette compétence permet entre autres de capter l’attention des lecteurs, de les garder éveillé, et surtout de les faire passer à l’action….

Une compétence clé quand on est créateur de contenu et encore plus quand on souhaite monter un business en ligne.

Cette compétence allie plusieurs choses qui me plaisent : la rédaction mais aussi et surtout la psychologie humaine, qui m’a toujours passionnée.

Je veux me former dans cette compétence, notamment grâce à Livementor, qui accompagne principalement des entrepreneurs à se former au digital pour une période de 3 mois (éligible au CPF).

J’investis dans la formation de copywriting et marketing digital.

Je me forme également chez Emma, d’Ambitions féminines sur l’affiliation. Tu peux avoir accès gratuitement à sa formation offerte, ici.

J’investis également dans une formation d’Antoine BM, un autre mentor qui allie liberté, travail et voyage. Je me retrouve beaucoup dans ce qu’il fait et dit.

Je me forme grâce à des livres de copywriters célèbres, des outils de développement personnel ou encore d’organisation afin d’améliorer ma productivité. Je me forme également avec des formations sur la psychologie humaine.

Je me fais coacher pour améliorer mon mindset, le voir grandir notamment avec Manon 😉

4/ Les passages à l’action pour enfin devenir digital nomade

Janvier 2021, je lance mon compte Instagram en rapport avec mon activité de freelance. Un mois, plus tard, je lance le blog du marketing digital pour enfin en avril 2021, le 16 exactement, lancer ma micro entreprise.

Mes premiers mois d’activité se résument à créer du contenu pour mon compte Instagram, pour mon site mais aussi pour les deux sites de marketing digital pour lequel je suis également rédactrice web.

Je peaufine mon offre, je fais face aux peurs et aux doutes… Je dois affronter le syndrome de l’imposteur, trouver mes premiers clients, faire face à l’administration (une de mes plus grande hantise), trouver des outils qui m’aident au quotidien à optimiser mon temps

Toutefois, c’est aussi une période avec de beaux changements…

C’est aussi une période ou mon mode de vie change, ou mon quotidien évolue

Je me remets au sport, je pratique la méditation quotidiennement, j’arrête la clope, je diminue ma consommation d’alcool, je marche une heure par jour, je lis deux livres par semaine, je travaille mon rapport à l’argent, mon rapport à mon image… Et j’en passe

C’est une période ou beaucoup de choses changent, grandissent en moi

Et surtout, je prends un plaisir fou dans tout cela, malgré tout !

Je sais que je vais y arriver, qu’en persévérant, qu’en faisant les bonnes actions

Avril, je décroche deux premiers contrats, certes “petit”, néanmoins, je sens que c’est le début qui annonce la suite

Je finis par décrocher un gros contrat en mai, alors que je suis dans un espace de coliving aux Açores. 

5/ Devenir digital nomade : c’est long

Fake it until you make it (faire semblant jusqu’à ce qu’on arrive). Cela veut dire adopter le point de vue, la posture, le style de vie qu’on souhaite jusqu’à l’obtenir. J’expérimente alors le coliving au mois de mai 2021, aux Açores.

Au mois de juin, c’est presque 2000 euros, que je fais comme chiffre d’affaires… A ce moment-là, je sais que c’est possible, que je peux vendre mes compétences à d’autres. Que mon travail offre des résultats concrets à mes clients,

Je prends alors mon sac à dos pour fêter cela et réaliser un de mes plus grand rêve : marcher sur le chemin de Compostelle

Je pense alors marcher le premier mois pour moi, puis être en mode plus digitale nomade et travailler au mois d’août. Finalement, je prendrai la décision de faire le chemin uniquement pour moi et de remettre le travail à plus tard. Après tout, on ne fait que Saint Jacques de Compostelle qu’une fois dans sa vie, non ?

Cela me permet aussi de me rendre compte en touchant du doigt des difficultés à devenir digital nomade mais aussi à celles de travailler tout en voyageant.

Cela demande une sacrée organisation, du temps pour trouver les hébergements, les espaces de travail, …

Bref, ce n’est pas tous les jours roses. Cependant, ce qui est sûr, c’est que je vis la vie de mes rêves au quotidien !

J’espère que la lecture de cet article t’as plu, si tu as la moindre question, je t’invite à laisser un commentaire sous cet article et j’y répondrai avec grand plaisir

vue des azores depuis un coliving

Digital nomade et coliving c’est quoi ?

Le coliving est au digital nomade ce que l’auberge de jeunesse est au backpacker. Mais concrètement, c’est quoi ? Comment ça marche ?

Mélanie

Je m'appelle Mélanie, j'ai 33 ans, originaire du Mans. J'ai tout quitté en 2017 pour voyager à travers le monde. J'ai voyagé en sac à dos à travers l'Amérique latine pendant 8 mois. J'ai travaillé 6 mois en Australie, traversé les États-Unis d'Est en Ouest, vécu à Londres. En 2021, je deviens digital nomade, je visite les Açores, marche 2 mois sur le chemin de Compostelle et je vadrouille à travers l'Europe. Dans ce blog, j'accompagne les femmes à oser vivre leurs rêves de voyage solo à l'aide de contenus de qualités et pertinents !

Cet article a 3 commentaires

  1. Lucie Néma

    Très beau parcours! Je trouve ça super que tu te sois lancée et que ça te plaise surtout 🙂

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